Jour de mai à Château-Chinon

Ce mercredi 10 mai à Château-Chinon, les paysages de la force tranquille n’ont pas changé. Le clocher du village de Sermages est juste plus effilé. La Nièvre sait résister au temps. Et son histoire nous inspire, pour ne jamais baisser les bras.

De partout, la question monte : le PS est-il mort ? Probablement dans la forme construite à Epinay en 1971, voulue par François Mitterrand, après les drames d’Algérie et l’installation d’une République verticale confisquée par la droite pour -déjà !- effacer la gauche. Ces temps-là connurent leurs moments de tempête, de doute et de trahisons.
Mais la gauche ne meurt jamais. Elle dépasse les partis. Elle défit le récit des puissants, s’enrichit d’idées et d’idéaux qu’aucune "révolution" technocratique ne saurait éteindre. La gauche, quand elle est authentique et moderne, est le fruit de l’amour de la démocratie et de l’aspiration au bien commune, au service de tous et surtout de ceux qui ont peu.
Un parti nouveau et un parti d’un nouveau type : c’est urgent. J’ai décrit ces évolutions nécessaires dans "Les îles et l’archipel", publié par la Fondation Jean Jaurès en 2016.

https://jean-jaures.org/nos-productions/les-iles-et-l-archipel-pourquoi-la-gauche-revivra#

Ce soir en retrouvant la cité de François Mitterrand, c’est à cet avenir que je songerai. Il ne laisse guère de place à la nostalgie. Il invite à l’invention, et à de beaux engagements.