POUR 2016, retrouvons le courage d’espérer.

Retrouver tous ensemble le courage d’espérer et des projets optimistes, voilà ce que nous voulons pour cette nouvelle année.
Il est urgent de conjurer la peur, et non pas l’alimenter. D’autres s’en chargent !

Pourtant, en 2016, il sera impossible de ne pas se souvenir des moments de violence, en France et ailleurs, que nous avons vus et revus jusqu’à l’écœurement. Impossible de ne pas penser aux victimes, aux rescapés, et à leurs proches. Impossible d’ignorer que la menace est durable, et que l’Histoire est tragique, pas seulement ailleurs, mais ici aussi.

Il faut y répondre par une grande fermeté dans la lutte face au terrorisme, mais aussi par la force des idéaux d’une démocratie ouverte, celle qui nous unit et que beaucoup veulent détruire.
Je pense à ces mots d’Elsa Cayat, dont la vie s’est arrêtée le 7 janvier dans les murs de Charlie : « L’inégalité, la restriction des liberté, la disparition de la fraternité auxquelles nous assistons sont le signe que le système de régulation que devrait être le droit dans une démocratie digne de ce nom ne fonctionne pas ».
Elle désigne le sens de nos combats récents et futurs, en France, en Europe, et aussi pour la planète, après le beau rassemblement de la COP 21, qui nous donne des responsabilités permanentes.

Pour s’élancer vers cette nouvelle année, pour affirmer la confiance dans l’avenir, et non le repli sur soi, nous devons être plus ambitieux, plus volontaires, plus exigeants envers nous-même. Contre le chômage de masse et la précarité, qui minent le moral de tant de familles, les réponses du pays restent insuffisantes.
Des propositions existent, écoutons-les. Elles viennent de tous les horizons, d’entreprises, d’associations, de territoires qui s’organisent pour retrouver le droit à l’emploi.
La France ne progressera pas à grand coup de discours brutal, ou de paroles de haine. Pas de rassemblement sans débat, pas de solutions sans la participation de chacun.
Pas de dignité sans savoir accueillir les autres, à commencer par celles et ceux qui fuient la guerre.
La France, comme la Nièvre, sont disponibles pour des projets optimistes, concrets, crédibles, dans les villes comme dans le monde rural.
En 2016, sortons encore plus des figures imposées, des réponses traditionnelles, des conformismes. Disons-le haut et fort : en 2016, tout est ouvert !